NO SEXTIEN ELECTRIK BLAKBIRDZ ON A WIRE ANY+   (Marko / Marko - textes écrits en Nouvo Français)

Poème tétralogik en vers blancs

 

L’ENNUI

L’éveil des yeux chassieux à l’humeur hyaloïde

Et l’ame saturnienne des anées écroulées

L’on voudrait bien kifer malgré le temp k’il fait !

En guize de vernation, tout n’est k’hibernation.

La mince consolation des bonbons miel-citron

M’inanime d’une puzilanime longanimité :

L’habitude hébétée de ne plus rien atendre

De rien.

 

Les jours se suivent et se ressemblent

Avec pour compagnie le bruit du stylo-bille

D’où l’encre coule, légère, au parfum de sintèze.

Masculin singulier : je conjugue l’ennui

A tous les temps. Je done dans l’aria,

Je fais dans l’arioso après la fièvre hectik !

Et me voilà conteur des heures pleines, de heures creuzes.

Versiculets, gongorizme, pétrarkizme à dix bales.

 

Tout va de travers, com des dents de Dandy d’Angleterre.

Kelle mizère !

Suis bien mal Pierre Loti : la Veuve Clicot she’s mon amie.

De jours médiocres en anées nules

Ke les cycles amènent, je suis satisdéfait

De cette kete véléitaire d’une compromize altérité.

J’aspire aux entretemps de rentes éfémères

Ke, malement, me refuzent les élémozinaires….

Et de kelkes chateries.

Grand bien me fasse une climatothérapie !

 

 

PAYZAGE

La vue est imprenable (car persone n’en veut !)

Sur ce toit en ardoize où se pozent les freux.

Il me reste l’armoize et plus de rime en « eu » !

Ce vis-à-vis promiscuitaire m’exaspère….

Je cherche le vous de secours….en v[a]in !

D’abimes en beffrois va lentement mon heur,

De grézil en grizaille, le fond du silfe est frais

[La hi ho !]

 

Le soleil brille par son absence,

Au matin lactescent où il gèle à pierre fendre,

Où ilya de koi se pendre.

Je reste dans l’atente des vents étéziens

Mais -paradoxe Alemand ?- j’abore Septentrion

Aukel je préfère l’éternel Messidor.

 

Je déambule dans ma patache

Vers les sifonofores, laminaires fluxueuzes,

Et autres luminaires où rézonent encor

Les sons des limonaires, là où la faune dort.

 

Les rochers zooïdes, ke d’ardents mascarets

Abiment sans vergogne avec vents et marées,

Com d’astrées sinistrées, demeurent, milénaires.

Dessous la lune gibeuze, les étoiles étiolées

Dézignent la fin des terres d’humanoïdes dépeuplées,

A l’exception toutefois d’étranges mascarons

Ki pratikent encor sabir vernaculaire,

Et des femmes ke j’embrasse….du regard !

 

 

 

 

SONGE

Je me laisse aler à cette lénifiante reverie

Ki doucement m’envahit, telle une narcolepsie.

Amours ansilaires où la nuit coule à flots,

Gourgandines aux lèvres lisses et purpurines,

Et glisser sur du fart.

 

M’enivrer de breuvages aux subtils esters

De fruits et autres opiacées.

Boire le jus de la treille des femmes capiteuzes

Et du vin d’Alicante aux fragrances réglise,

Des sorbets à la sorbe taster la narcéine.

 

A la défloraizon gravir le Mont De Vénus,

Y planter mon drapo à la défloration,

Errer et m’éthérer dans la zone….de Graffenberg

Et me perdre dans leurs valées siliconées,

Humant les tabacs blonds de Virginie.

Songes humidifiés : orgies d’égéries élégiaks !

 

Puis dessous les yeuzes (je pratik la diérèze !),

Les charmantes charmilles,

Après avoir gouté à la noire cerize,

Je savoure, délecte, des perles d’un magnifik Orient.

Une bicok barok au Maroc : serait ce là ma marote !?

 

 

OIZOS

Mais voici ke soudain me tirent de ma reverie,

En se laissant mirer, le haut vol des courlis.

Je m’en vais contempler le vivant volucraire

Des alcions bicolores s’envolant vers la mer,

Alifères oncirostres flotant sur l’Akilon

Ki fouette la cheveche dans l’atente d’Orion.

 

 

Verdiers, arondes et autres noms d’oizos,

Tels ces dix bos corbos sur un bo corbillard,

Ce soir….

J’entends vermiller kelkes vermillons

Volatiles vaguement vermiculaires.

C’est du vers blanc : c’est du bonheur !

 

More than 16 electrik blakbirdz on a wire

Savourin electrik lightnin wormz

In one purple lite dancin in the dark blak nite.

Yearz are like birdz : they come & go.

Long & borin, handsome or no.

Yearz are like birdz that make my wordz.

 

Je reve d’oizos, je reve d’oizos.

D’oizos électriks aux yeux mécaniks....

Et de cuizine à l’huile d’olive.

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